Tendre Flamme

21 novembre 2009

EDITO

L'art est partout autour de nous, il est ambiant et diversifié. De la Musique au   cinéma en passant par l'écriture et le dessin, l'art est en chacun d'entre nous.

Ici, je vous ferais part de mes idées. Dessins, chansons, poèmes, histoires peut-être, tout ici sera à la gloire de l'art. Je ne prétend pas être douée dans les domaines précédemment cités mais cela ne m'empêche pas d'adorer cela !!

  Tout ce qui se trouve dans ce blog m'appartient. Merci.  

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Tout n'est que mensonge ( Chapitre1 )

Disclaimer : tout est à moi !
 
Je ne sais pas du tout où je vais avec cette histoire. Elle me trotte dans la tête depuis un bon moment déjà, mais je n'ai que le début et une vague idée de scénario.
 
  Malgré ça j'espère qu'elle vous plaira !

 
 
 
 

Ma sœur me fixe. Perdue dans ses pensées, dont j’ai parfaitement suivi le fil d’ailleurs. Ce que je m’empresse de lui faire remarquer.

  « Cesse donc d’y penser, Amélie. »

  Elle me répond par une grimace éloquente, et continue malgré tout de me fixer.

  « Quoi ?! » finis-je par lui demander. Exaspéré par son manège.

  « Est-ce que ça va ? »

  Et voilà qu’elle remet ça.

  Je reste muet un instant avant de répondre.

  « Oui. »

  Je me détourne d’elle, mais je ne peux pas m’empêcher de plonger à mon tour dans un interminable flots de souvenirs.

Je sens son regard me brûler le dos. Elle n’est pas convaincue. Et pourtant je vais bien. Aussi bien que faire ce peut dans ce genre de situation du moins.

  Mon nom est Alex Duval. J’ai 19 ans, bientôt 20. Ma sœur, Amélie, vient de fêter ses 18 printemps.

  Et nous sommes orphelins depuis peu.

Je pourrais faire simple, court et concis en vous sortant le refrain habituel. Les lamentations, vous dire que ce fut un coup dur, mais vous ne comprendriez pas.

  Loin de moi l’idée de vous dire insensibles. Mais la douleur est une chose particulière, elle diffère pour chaque individus.

  En fait, je n’ai jamais été réellement attaché à mes parents.

Mon père, patron d’une grande entreprise dont j’ai refusé la succession, était rarement présent. De voyage en voyage, de congrès en congrès, il était toujours en vadrouille.

  Et lorsqu’il s’arrêtait à la maison, c’était pour s’enfermer dans son bureau et bosser comme un fou.

Ma mère était une avocate de grand renom. Seulement un prestige pareil ça s’entretient. Donc comme mon géniteur, elle était rarement là.

Je ne vous dirais pas que je n’ai pas souffert de cette absence mais on s’y fait. Je les aimais, bien sûr, mais me dire que jamais je ne les reverrais ne me fait pas plus d’effet que cela.

  Je ne suis pas non plus inquiet pour l’avenir. Nos parents nous ont laissé bien assez d’argent pour deux vies sans encombres.

Mais, malgré cela, nous travaillerons. C’est bien la seule choses qu’ils nous aient inculquée, nos parents. La valeur de l’argent.

  J’aimerais devenir comédien ou peintre. Et oui, je préfère être un artiste qu’un businessman en costard cravate.

Amélie, elle, rêve de faire carrière dans la protection du patrimoine historique français. Elle a toujours été folle des châteaux ou musées.

  Mais pour l’instant on continue nos études. Elle passe le bac, et moi je finis ma première année aux beaux arts.

 

    O
    OoO  


 

  Alex poussa un profond soupir, semblant exulter tout les tourments de ses pensées.

  Il sentit plus qu’il ne vit sa sœur s’éloigner. Sans doute se rendait-elle au salon. Histoire de se détendre.

Le jeune homme jeta un œil au miroir, désabusé. Il avait l’air fatigué. Son visage, encadré par de long cheveux noirs de jais, semblait esquissé par le plus talentueux des peintres.  Les traits fins restaient indubitablement masculins. Mais ses yeux améthystes étaient cernés.

Il était épuisé, éreinté. Les lettres de condoléances à lire. Les réponses à écrire. Les papiers à mettre à jour. Particulièrement la succession de l’entreprise, qu’il devait mettre au nom de son cousin.

  Et puis il y avait cette soirée à organiser. Une réception en la mémoire des ses parents.

Tout le gratin de la société réunit. Bien sûr il ne s’occupait pas de tout ça seul. Les invitations étaient faites par l’assistant de son père, puisque Alex n’avait pas la moindre connaissance du carnet d’adresse de son paternel.

Mais il restait le buffet à faire livrer, la salle à réserver.  Et mine de rien, tout ça conjugué aux études qu’il ne devait pas laisser tomber, ça faisait trop.

  Blasé, il souffla une de ses mèches qui avait eu l’audace de lui tomber sur le front, et rejoint sa sœur au salon.

  Affalée avec peu de grâce sur le sofa, elle regardait les infos, complètement désintéressé par ce qu’elle voyait.

Si lui tenait de sa mère pour ce qui était du physique, elle, était le portrait craché du père, blonde aux yeux noirs, elle faisait tourner la tête de bien des hommes.

  Déphasée, elle ne prit même pas la peine de se tourner vers son frère, elle se poussa juste assez pour lui faire une place.

  Le brun s’installa. Ils restèrent silencieux un moment, avant qu’Amélie ne se décide a dire quelque chose.

  « Ils en ont encore parlé aujourd’hui. »

  « Ah oui ? »

Il n’était même pas surpris. La mort de ses parents avait jeté un coup au moral de la population. Ils étaient connus comme étant des gens biens. Généreux et simples. Les medias avaient fait tout un drame de leur mort, et ce n’était pas prêt de s’arrêter.

« Ouais, ils ont parlé de la réception que tu organises. Apparemment certaines stars vont faire le déplacement. Quels faux derches. Ça m’énerve. »

Il ne put s’empêcher de sourire face au franc parler de sa sœur. Bien qu’il était entièrement d’accord avec elle, il ne l’aurait pas dit de cette façon là.

  Il haussa les épaules en guise de répons, avant de se lever et de s’étirer.

Après un bref signe de la main à la blonde, il sortit de la pièce. Tout en grimpant les escaliers en marbre blanc, larges et imposants, il réfléchissait a toute cette histoire.
Des stars ? Des acteurs ou autres, à sa soirée ? Ça risquait de le mettre mal à l’aise. Il détestait parler en public. Il haïssait devoir soutenir le regard des autres. Encore plus lorsqu’il s’agissait d’hypocrites de cette sorte.

  Deuxième long soupir de la soirée. Sans plus attendre, il se précipita dans sa chambre.

  47m². Il ne l’aimait pas, tellement impersonnelle. Elle n’avait de lui que les posters qui maculaient les murs.

  Il avait certes été élevé dans le luxe et la profusion, mais il restait un garçon simple.

Bien sûr sa chambre n’était pas non plus un étalage de richesse. Mais il la trouvait trop grande, spacieuse. Petit, il avait eu peur de s’y perdre. Et puis la nuit, les meubles formaient des ombres menaçantes et dans un si grand espace, l’enfant qu’il était, n’avait jamais eu de quoi se rassurer.

  Mais là, il n’avait qu’une envie : se laisser tomber sur son lit, et dormir.

  La soirée avait lieu le lendemain.

Il fallait qu’il s’octroie un bon sommeil réparateur afin d’être au mieux de sa forme pour tenir tête à l’ensemble de la haute société.

  C’est un terrible nœud d’angoisse au ventre qu’il finit par s’endormir d’un repos bien mérité.

 

  oOo

Le lendemain, il fut réveillé de façon peu orthodoxe, il faut l‘avouer, le faisant sortir de ses songes quelque peu brutalement : la voix, peu mélodieuse, d’Amélie s’étant lancée dans la reprise des plus grands tubes de Michael Jackson. Et ceci en plein dans ses pauvres oreilles.

Ouvrant paresseusement un œil, et s’apprêtant a remettre l’énergumène à sa place, il ne put pourtant émettre que le fameux grognement matinal commun a tous.

  « Groumpf »

  « Enfin réveillé, espèce de marmotte, pire que toi y a pas. Il est 16 heures. »

  « Hmmm »

Fut tous ce qu’il trouva à répondre à sa chère sœur, avant de se renfoncer dans ses draps, à la recherche des bras de Morphée, dont on l’avait injustement extirpé.

Doucement, les mots d’Amélie firent leur chemin dans l’esprit embrumé du jeune homme, atteignant lentement son cerveau, provoquant par là même une alarme stridente, résonnant dans tout son être.

  « 16 heures ?!!! »

Se relevant brusquement, a tel point qu’il en tomba du lit, empêtré dans ses couvertures. Alex se sentit nettement plus réveillé. Il ne lui restait plus que 4 heures pour se préparer et régler les derniers détails de la soirée, avant l’arrivée de ses invités, à 20 heures.

Après s’être débarrassé des ses draps, qui entravaient ses mouvements, il se dirigea vers la salle de bain, histoire de se doucher, afin de se réveiller complètement.

 
 
 
 
 
 

  Voilà, ça vous a plu ?

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